Après la tempête de mars 2008 qui a frappé les côtes du Morbihan, les élus se sont interrogés sur les effets du réchauffement de la planète. Sous l’action conjugué du vent et des grandes marées, des effets de surcote avaient eu de lourdes conséquences sur le littoral.
Au cours d’un atelier d’identification des enjeux locaux du changement climatique, organisé pour les élus par le SIAGM (Syndicat Intercommunal du Golfe du Morbihan) en décembre dernier , est apparue la nécessité de connaître le point de vue des habitants du golfe du Morbihan à ce sujet.
Le golfe : Territoire français pilote
Le golfe du Morbihan est le territoire français pilote d’un sujet européen (IMCORE) visant à étudier la prise en compte des changements climatiques dans les politiques publiques de gestion du territoire.
IMCORE compte 17 partenaires répartis en Europe du Nord-Ouest, associant dans chaque site des chercheurs et des collectivités territoriales. En France, le SIAGM a été retenu, associé à l’unité mixte de recherche AMURE, rattachée à l’Université de Bretagne-Ouest.
Le golfe a été retenu parce qu’il présente une diversité et une concentration d’activités économiques, de loisirs, de sites naturels et patrimoniaux remarquables qui en font un territoire à fort enjeux.
Mais également parce qu’il est encadré par de nombreuses réglementations de protection et de planification de l’espace. Enfin parce qu’il est spécialement concerné par les questions de son trait de côte, d’érosion et de submersion marine.
Le sondage, mené jeudi prochain entre dans le cadre de ce projet européen.
Sondage sur 21 communes
Cent étudiants de première année du département STID (Statistique et Informatique Décisionnelle) de l’IUT, répartis en équipes, vont interroger chacun dis habitants. L’enquête est menée dans les rues de 21 communes sur les 38 que compte le SIAGM.
« Il s’agit d’avoir un panel de l’ensemble des profils des habitants, dans les pôles urbains de Vannes et Auray, sur les communes du littoral, mais aussi en arrière du littoral », explique Manuelle Philippe, chercheur à l’unité de l’AMURE.
L’objectif est de savoir si les personnes ont entendu parler du réchauffement de la planète, de savoir si elles se sentent concernées par le problème et jusqu’à où elles sont capables de faires des efforts pour lutter ou s’adapter à la situation.
Proposer des outils et des scénarios
Les résultats seront étudiés par les chercheurs de l’AMURE. Dans le cadre du projet IMCORE, l’objectif est de cerner les enjeux locaux et d’arriver à des scénarios et de proposer des outils aux acteurs locaux. Des moyens de réflexion pour réorienter les politiques locales afin de tenter de lutter contre le changement climatique ou de s’adapter à ses conséquences. «Ce sont des outils de prospectives et d’aide à la prise de décisions » précise Monique Cassé, directrice di SIAGM.
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